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La Dette, au Théâtre 14 Paris

[compte rendu rédigé par : delaleu]
La Dette, de Stefan ZWEIG, au THEATRE 14 (Paris). Pour quelques jours, une femme part seule se reposer en vacances,son mari "médecin chef" le lui a conseillé. Son rêve : souffler un peu, sortir de l’emprise d’un mari très occupé par ses relations Son objectif : rejoindre sa fille au Brésil pour embrasser enfin son petit-fils ! Heureuse de pouvoir pendant quelques jours, fuir sa vie trop bien réglée et les dîners mondains durant lesquels elle s’ennuie, mais qui font partie de l’univers de son mari, très attaché à un code social bien établi. Elle descend donc dans une auberge tyrolienne. Intimidée parce qu’elle se retrouve seule à sa table, ce qu’elle voulait éviter arrive ! un homme demeurant à l’hospice, vient prendre sa bière quotidienne et engage la conversation ou plutôt, il vocifère, s’en prend au tout nouveau cinéma parlant, qui selon lui détruit les plus beaux ouvrages et n’est rien en comparaison du théâtre et du beau texte. Elle n’est guère rassurée mais peu à peu reconnaît en lui, le comédien dont elle s’était amourachée quant elle était jeune fille, et dont le souvenir ne l’a jamais quitté. Elle se souvient que s’il avait voulu – elle s’était rendue chez lui – elle aurait envoyé baladé tous ses principes de jeune fille de la bonne société. Pour se libérer du poids du passé qu’elle croyait révolu, elle entreprend de redonner sa dignité à cet homme. Elle « joue » donc le rôle de la femme du médecin qui se souvient parfaitement que son mari lui racontait avoir vu jouer le « plus grand comédien de la Cour ». Cette nouvelle de Stéfan Sweig, très bien adaptée sous forme théâtrale, donne lieu à un trio de comédiens excellents. Jean-Pierre Bernard a une présence scénique indéniable, sans tomber dans le misérabilisme. Andrée Damant, montre tout l’étendu de son talent, dans un rôle, assez effacé, mais que de subtilités dans son jeu ! Magali Noël - pour tous l’égérie de Fellini - essaie de donner une interprétation de son personnage à l’antipode de ce qu’elle a joué jusqu’ici, et c’est peut être pour cela que l’on a du mal à rentrer dans son univers, et c’est pour cela aussi qu’elle en est touchante. Adaptation théâtrale et mise en scène Didier LONG, assisté de Anne Rotenberg. Décor : Jean-Michel ADAM Lumière : Gaëlle de MALGLAIVE Costumes : Elisabeth DALLIER Jusqu’au 1er mai 2005

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